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Histoire du R&B  
 
 
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Qu'est ce que le R&B ? D'après vous pourquoi est il tant controversé ? Vous-même qui lisez cet article, pensez-vous bien connaître les origines de cette musique que certains qualifient de petite soeur honteuse du rap ? Revenons aux origines. Au commencement ce qu'on appelle aujourd'hui R&B a remplacé ce qu'on appelait la Race Music, de la musique de Noirs faite par et pour les Noirs. Issu du gospel, le Rythm and Blues " rythme et mélancolie" est un mélange de soul, de jazz et de blues. Apparu aux Etats Unis dans les années 40 ' après l'ascendance du Gospel, il donna naissance à la Soul dans les années 50'. 
Les premiers artistes de ce nouveau courant musical, localisé principalement dans le sud des Etats Unis, sont Louis Jordan, Sam Cooke, Ray Charles, ou James Brown. Mais, c'est surtout grâce à ces derniers qu'on lui doit son envol définitif. 
 
 
 
 
Dans les années 70 le terme R&B englobe la musique dite urbaine (Soul, funk, disco) chantée par des artistes Noirs tels que Curtis Mayfield, Caméo ou bien encore Otis Redding. Mais c'est en 1987 que le monde à découvert un nouveau courant musical toujours dérivé du rythme and blues et de la soul : la New Jack Swing (New Jill pour les filles). 
Teddy Riley est à l'origine de cette mutation. Le principe ? Sur des beats hip-hop, se pose une voix chantée, les thèmes abordés sont souvent les mêmes, des textes romantiques, sensuels, utopiques, pour aborder l'amour sous tous ses angles. Les premiers artistes furent Keith Sweat (I Want Her) en 1987 et Johnny Kemp (Just Got Paid) en 1988, tous deux produits par Teddy Riley. Face à cet énorme succès financier, apparaitront alors des groupes tels que GUY (Bobby Brown et Aaron Hall). Vers le milieu des années 90, Teddy Riley règne toujours en maître sur la scène (il produira entre autre pour Heavy D & The Boys, Big Bub, Michaël Jackson, Blackstreet), mais le terme New Jack Swing n'est déjà plus d'usage . Explication : 
 
 
 
En 1987, Teddy produit déjà des titres underground dans le microcosme New Yorkais dont il est issu, lorsque son ami Keith Sweat, signé sur le label Elektra pour son premier album, lui demande de co-écrire et co-produire à ses côtés ce qui deviendra "Make it last forever" (album de platine aux USA). Le premier single extrait, "I want her" fait l'effet d'une bombe dans l'industrie musicale afro-américaine : des beats entrainants, des sons traditionnels déformés et remixés, des voix suaves et puissantes. Tous les ingrédients sont là pour définir ce qui sera une évolution majeure du Rythm&Blues des années 90.  
Fort de ce succès, Teddy Riley est prêt à entrer dans l'industrie par la grande porte avec ce qu'il nomme alors le "Swingbeat". Son parrain, Gene Griffin, un ancien manager-producteur de seconde catégorie lui propose de monter une structure pour porter le "Swingbeat" au sommet des charts. Ainsi nait G.R. productions . 
Les productions s'enchainent à un rythme éffrèné : tout le monde veut ce nouveau son. Johnny Kemp est le premier artiste dont le disque "Just got paid" (CBS/Sony, 1988) est frappé des initiales G.R. prod. Suivent Today (Motown, 1988), Heavy D.&The Boyz (Uptown/MCA, 1988), Al.B.Sure! ("In effect mode", Uptown/WEA, 1988), Bobby Brown ("My prerogative" MCA, 1988) et Guy (Uptown/MCA, 1988). 
Si l'ensemble de ces productions fait un score plus qu'honorable dans les hits américains, c'est surtout Bobby Brown avec "My Prerogative" (single numéro 1 aux USA pendant 3 semaines, 5 millions d'albums de "Don't be cruel" vendus) qui va propulser Teddy Riley et son gang au sommet de la liste des producteurs les plus en vues du moment.  
 
 
 
 
Mais Teddy n'est pas qu'un producteur, il caresse depuis longtemps l'ambition de monter son groupe. C'est chose faite avec Guy, le porte-drapeau du New Jack Swing. Composé à l'origine de Aaron Hall (son pote de classe), Timmy Gatling et Teddy lui-même, l'album enregistré est un joyau dont les quatre singles extraits ("I like", "Teddy's Jam", "Don't clap just dance", "Groove me") font une belle carrière et deviennent des classiques du genre. L'album lui-même se vendra à 1,8 millions d'exemplaires. Mais l'édifice G.R. commence déjà à se fissurer avec le départ de Timmy Gatling à la veille de la sortie de l'album de Guy (les pochettes sont déjà imprimées avec sa photo, elles resteront telles quelles malgré tout). Il est remplacé in-extremis par Damion Hall, le petit-frère d'Aaron.  
 
 
 
Des succès, des conflits .... à la maturité (1989-1991) 
1989 est l'année de tous les projets pour Teddy Riley : il produit à tours de bras (Déjà, Zan Aquart, Boy George, RedHead Kinpin, Starpoint, Abstrac, ...), signe son premier numéro 1 aux Etats-Unis avec "My Fantasy" (extrait de la B.O. du film de Spike Lee "Do the Right thing") et avalise le New jack Swing (appellation desormais officielle).  
La première production de Teddy était pour un petit groupe de Harlem dont il était à l'origine : le Rooftop Crew (dès 1978). Il y rencontra Aquil Davidson qui forme dix ans plus tard avec Markell Riley et Brandon Michell les Wrecks'n'Effects. Wrecks'n'Effects témoigne de l'incursion du New Jack Swing dans le Rap, sous le nom (ephémère) de New Jack Rap. Jusqu'ici, le rap était présent de manière sporadique dans le New Jack. La volonté de Teddy Riley et Gene Griffin était de provoquer dans le Rap le même electrochoc que dans le R&B. Mais l'aventure tourna court. Non que l'album de W'n'E fusse mauvais: il donna deux excellents singles "New Jack Swing" et "Juicy"; mais les ténors du rap n'étaient pas prêts à souscrire à une formule toute prête et jeter leur originalité à la corbeille. T.R. retiendra la leçon et fera évoluer son style. "My fantasy" est à ce titre la première expérience : un virage à 180° par rapport au premier album de GUY.  
Ce changement est d'autant plus appréciable que de nombreux producteurs cèdent à la tentation New Jack Swing et copient G.R. Production, avec parfois beaucoup de talent (Full Force, Troop, ...). 
 
Mais l'année 89 marque aussi la fin de G.R. Production. En effet, Teddy Riley s'apperçoit que ses droits d'auteurs ne sont pas en rapport avec la somme de travail fourni. Au début, trop content de rentrer dans la cour des grands, il ne voyait pas d'objection à ce que Gene Griffin appose son nom au bas des pochettes de disques. Mais vu l'ampleur que prennaient les choses, l'escroquerie se chiffrait en milliers de dollars. Il découvrit le pot-aux-roses : Gene falsifiait les credits des chansons et s'en attribuait automatiquement 50% sans avoir écrit une seule ligne. Damion Hall soutient même que Griffin n'a jamais mis un pied au studio! Les noms des auteurs & compositeurs valsaient allègrement et arbitrairement (avec parfois des gens qui n'avaient rien à voir ). Ainsi, à ce jour, Aaron Hall reste non crédité pour son travail sur "My prerogative" de Bobby Brown. Teddy Riley, auteur de la quasi-totalité des chansons n'est souvent crédité que comme arrangeur ou remixer! 
 
Dans ce contexte orageux, les dernières productions estampillées G.R. (Abstrac et StarPoint) ne bénéficient pas du serieux et de la qualité des précédents avatars. Teddy Riley et ses acolytes repartent alors à la conquète du public en jurant que plus personne ne les contrôlera désormais. Signe du changement, T.R. déménage de New York pour s'installer en Virginie afin de composer dans le calme et s'occuper de sa famille.  
Il prouve bientôt que Gene Griffin n'était pour rien dans ses succès. L'année 1990 débute avec l'album d'Heavy D & the Boyz, "Peaceful journey" et la reprise de Gamble&Huff "Now that we found love". Dès lors, le New Jack Swing atteint sa vitesse de croisière avec un Teddy Riley omniprésent dans ses production (à travers sa voix samplée ou vocodée). Enfin, fin septembre 1990, paraît l'album qui fait aujourd'hui référence dans le genre : "Guy, The Future".  
Une collection de 12 titres (15 sur CD/K7) sans défauts. Un bijou de New Jack Swing avec les titres "Wanna get with U", "Her", "The Future", "Let's chill", et "D.O.G me out". Guy se raconte, égratigne Gene Griffin ("Total control", "Gotta be a leader") ou rend hommage aux amis disparus ("Long Gone") dont Brandon Mitchell des W'n'E. 
 
Par ailleurs, les productions New Jack Swing sans Teddy Riley se multiplient toujours : Keith Sweat lance son "Make U sweat", Pebbles publie "Giving you the benefit" (avec LA&Babyface), Dallas Austin lance Another Bad Creation et "Iesha", Al.B.Sure! (avec Kyle West & Devanté Swing) propose "Missunderstanding" et même Gene Griffin prête main forte à Today pour "Why you get funky on me" et Basic Black. 
 
 
 
On aurait pu croire qu'avec l'arnaque de Gene Griffin, le New Jack Swing avait connu le plus serieux remou de sa jeune histoire....eh bien non! Le tremblement de terre arrive début 91 et s'incarne en ...Michael Jackson (sic). Oui, le vrai le seul "roi de la pop" a décidé dans sa grandeur d'accorder à Teddy Riley le privilège de composer et de co-produire son nouvel album : "Dangerous". Jusqu'ici, Teddy et Michaël ne s'étaient vus qu'une seule fois pour l'enregistrement de "2300 Jackson Street", chanson souvenir où chancun des Jacksons (garçons et filles) se rememorait le bon vieux temps (sur l'album des Jackons du même nom, 1989). Mais, là la collaboration visait un album entier. Résultat, en décembre 1991, sort "Dangerous" qui porte bien son nom!  
Quelques semaines plus tôt, Teddy Riley et Guy sortaient le dernier single issu de "the future" : D.O.G. Me out (remixé sur la base du désormais réccurent 'Atomic Dog' de George Clinton). Puis, Teddy commence à développer des projets solo comme son apparition sous son nom dans la B.O. de "Juice" et dans celle de "House Party 2". Aaron Hall n'est pas en reste et chante "don't be afraid" sans ses camarades sur la même B.O. de "Juice". 'Dangerous' va révèler la fissure entre Aaron Hall et Teddy Riley.  
 
 
 
 
La New-Jack Swing n'étant plus d'usage on réemploie donc le bon vieux terme R&B. En 1992, une inconnue produite par un certain Sean Puffy Combs va donner une autre direction au R&B : 
Mary J. Blige, " The Queen Of Hip-hop Soul " . Elle lancera ce que l'on appelle la street soul ou hip hop soul, c'est une alliance de hip hop et de soul, des artistes comme Jodeci, Tony ! Toni ! Toné, SWV… vont suivre ce mouvement. Dans les années 90 toute la Black Music américaine est en mutation . 
 
 
 
 
L'ascension du R&B est liée au travail de certains producteurs comme les incontournables Babyface, R Kelly, Puff Daddy, Jermaine Dupri, Devante Swing pour citer les meilleurs de cette époque. Au fur et à mesure, on va assister à une diversification: Dans les années 1990, des groupes comme Soul II Soul, Brand New Heavies, D-Influence, Mica Paris tous originaires d'Angleterre aspirent plutôt à la R&B Jazz, voir de l'Acid Jazz, ce qui apporte une nouvelle tendance, mais c'est à la fin des années 90' qu'une nouvelle planète fait son apparition dans l'univers de la Black Music, la New Soul ou Néo Soul. 
 
 
 
 
1992 : Après son expérience Jacksonnienne, Teddy se sent pousser des ailes et se considère désormais à un autre niveau. Guy, c'était bien mais pas assez grand! La légende veut qu'il ne répondait même pas aux coups de fils et messages incessants de Aaron et Damion Hall!!!En juillet 92, Uptown records annonce officiellement la séparation du trio. Teddy continuera de produire, Aaron et Damion signent chacun un contrat avec Silas records/MCA pour des projets solo. Les dernières performaces de Guy resteront les B.O. de "New Jack City" (chanson-titre) et de "Ferngully : the last rainforest" (oubliable reprise d'un tube des sixties). 
Néanmoins, le New Jack Swing ne disparait pas encore. Teddy Riley rebaptise officiellement ses studios 'New Jack Swing Productions' pour marquer sa différence et montrer que le New Jack...c'est lui. Mais sur la scène, d'autres occuppent le terrain, à commencer par Dallas Austin Devanté Swing et R.Kelly modifiant le New Jack Swing de manière à le rapprocher de Rap et Hip-Hop. 
 
 
Dallas Austin est le premier producteur de New Jack de la seconde génération. Originaire d'Atlanta, le nouvel eldorado de la musique noire US, il est le producteur des premiers hits de BoyzIIMen (Motownphilly, Sympin, ...), Another Bad Creation (Iesha, Playground), TLC (Ain't too proud to beg, What about your friends), etc. Sa rencontre avec Mike Bivins (New Edition, BellBivDeVoe) est déterminante. Alors que ses comparses enregistrent leurs albums hors de New Editon, Bivins écume les USA à la recherche de nouveaux talents pour son nouveau label "Biv10 records". Seul impératif : être natif de la côte Est !C'est ainsi que Dallas Austin à Atlanta, BoyzIIMen à Philadelphie, A.B.C à Boston entrent dans son sérail. 
 
 
 
 
Le succès foudroyant de BoyzIIMen clouera tous les observateurs sur place. Austin interesse alors les maisons de disques. Son style inimitable et agressif lui vaut une rencontre avec LA & Babyface chez Laface Records . Ils veulent le signer tout de suite mais le testent d'abord sur un remix de "Backyard" pour Pebbles. Tout le monde crie au génie et Dallas entre chez LaFace. Il y fondera son groupe expérimental, les Highland Place Mobsters . Puis ce sera la B.O. de "Boomerang" et sa décision de quitter Laface pour monter son label à New York : Rowdy Records. Avec deux artistes sous le bras, Dallas Austin se met en quête d'un distributeur pour son label...en vain. S'en suit une traversée du desert jusqu'à son retour aux côtés de Madonna (1994) et TLC (1994). Avec ces succès, il finalise son projet de label et Rowdy voit le jour en 95 avec Monica et Deborah Cox.  
 
 
 
 
L'aventure de Devanté Swing est bien différente. On pourrait même dire que son arrivée parmi les orthodoxes du New Jack (AlBSure! & Kyle West) lui donne une formation "Rileyienne". Sa première apparition remonte à 1990 sur l'album "Private Times...and the whole 9" d'Al.B.Sure! Puis on le retrouve en leader du groupe Jodeci dans une mouvance urban swing agressive. Il finit par trouver sa voie avec le second album de Jodeci, "Diary of a mad band" (1994) : un cocktail de sample, vocoder, beats agressifs et lyrics sexuellement explicites!Il produira sur ce nouveau canvas pour Christopher Williams, Usher, Al.B.Sure!, ... 
 
 
 
 
R Kelly (Robert Kelly) quant à lui a surgi de nulle part en 1991 avec un style, disons-le, très inspiré par Guy. Le fait que sa voix ressemble à celle d'Aaron Hall amplifiant cet effet. Et c'est noirmal car comme son rival Aaron, R Kelly est un fan de Charlie Wilson le chanteur de Gap Band et créateur d'un style vocal spécifique. R Kelly dont le premier album "Born into the 90s" fait un score honorable est très sollicité par sa maison de disque persuadé de tenir le chanteur/producteur le plus chaud du moment. Et Jive a raison! Après avoir produit pour HI-Five, R Kelly affirme son identité dans son deuxième album : "12 play". Son univers est suave, sucré, mielleux, plein de slows et sirupeux à souhait....mais ça fonctionne! Sauf pour son look qui lui ne se démarque pas de celui d'Aaron Hall (qui s'était rasé la tête et porté des lunettes de soleil par tous temps le premier!). Cependant cela n'arrêtera pas notre bon robert qui enchainera sur des productions pour N Phase, Changing Faces et sa future ex-femme : Aaliyah! 
 
 
 
 
Et pendant ce temps, que fait Teddy Riley ? Il a produit entre autres l'album "Bobby" de Bobby Brown , Deux titres pour SWV, un remix pour les anglaises d'Eternal et "Hard or Smooth" de Wreckx'n'effects où il rappe le requiem du New Jack Swing! 
Car Teddy Riley, est-il besoin de le rappeler n'aime pas faire comme tout le monde. Le New Jack lui appartient et il a décidé de partir en guerre contre les copieurs. Mais il ne le fera pas en pestant contre certains artistes, mais en clamant que le New Jack est mort et que le Heavy R&B est né! 
 
 
 
C'est alors que le New Jack Swing s'est fondu dans le R&B aux USA que l'Europe se plait à prendre des reflexes New Jack. Et cela, grace au rap qui engloutit la varieté européenne tel un ouragan! 
 
 
Ainsi, l'Angleterre nous propose ses productions en premier. Là, comme partout il y a du bon et du moins bon! Kreuz fait partie des bons. Leurs trois albums bien que confidentiels apportent une fraîcheur au genre que l'on croyait disparue... Et puis il y a les produits. A la différence des artistes, les produits sont soigneusement marketés par les maisons de disques pour ramener beaucoup d'argent . MN8, Peter André ou les BackStreet Boys en sont. De plus, ils crédibilisent la thèse selon laquelle, dès que possible, des producteurs blancs cherchent à usurper la black culture(cf. Rock'n'roll, Reggae).... 
 
 
 
 
La France a longtemps boudé le New jack Swing. Une premiere tentative en 1992, "New Jack swing" (pas plus explicite) du groupe mort-né N-Groove se solde par un échec. Deux ans plus tard, c'est par un trio de Bordeaux, Tribal Jam que le New Jack français fait son retour. Mais les choses ont changé, le Rap francophone est bien installé et le hip-hop est désormais chose courante. En marge des grands label, c'est la volonté d'un franc-tireur, Benny Malpala, qui relance l'intérêt pour le genre. Avec ses labels indépendants il lance Sensitive Music, un département de New Jack Français. On y retrouve deux ex-membres de N-Groove mais aussi de nouveaux artistes tels que Sofy, K-Reen ou Hip-Hop Swing, avec une orientation spécifique la reprise de vieux standards de la varieté française à la sauce New jack...déroutant! 
Aujourd'hui que reste-t-il du New jack Swing ? Près de 10 ans après sa création, il semble que la page soit tournée. Teddy Riley a décidé de passer à autre chose même s'il ne renie rien, tout comme R Kelly, Devanté Swing ou Keith Sweat. L'époque n'est plus au up-tempo et l'industrie se cherche un nouveau son. Le Rap fait office de "pensée unique" et le R&B s'est semble-t-il endormi sur ses lauriers. A quand la prochaine révolution musicale ? 
 
 
 
 
Erykah Badu , Maxwell, Eric Benet, D'angelo, Lauryn Hill régénèrent complètement un R&B qui se formate de plus en plus. On assiste également au à l'émergence du Gangsta R&B avec des artistes originaires de Los Angeles comme les Whitehead Bros qui ont cartonné avec leur single " Forget I Was A G ", LV, et plus récemment TQ. Celui qui va complètement bouleverser les données du R&B aux Etats Unis est un certain Tim Mosley, plus connu sous le nom de Timbaland. Ancien acolyte de Devante, il va souffler un vent frais et apporter un style absolument nouveau, copié, inspiré mais pas encore égalé, on lui doit les albums d'Aaliyah, Ginuwine , Missy Eliott , et Playa. Depuis 1987, on ne peut dénombrer les différents groupes de filles et de garçons, sans compter les artistes solos, tous sortis des bancs de l'église, ils entretiennent le même rêve mais malheureusement il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.  
 
 
 
 
Combien d'entre eux sont toujours dans la place ? Aujourd'hui en 2001 même les anciens se sont recyclé dans la R&B :  
Mariah Carey la 1ère, ont suivi Whitney Houston, Janet jackson et le King Of Pop Michaël Jackson. Le mouvement Néo Soul quant à lui s'est amplifié avec l'arrivée de Jill Scott, Bilal , Jaheim et Musiq ; Le concept de "soul" tel qu'on le connaissait, n'existe plus ou peu, des artistes comme Kelly Price et la nouvellement venue Syleena Johnson restent à l'abri du clonage. Le terme R&B est redevenu à la mode mais c'est dommage qu'on assiste à une razzias de girls et boys bands complètement formatés qui pousseront à terme à classer le R&B comme pop ou musique commerciale, le R&B tend à devenir non plus du Rythme and blues mais du rythme and  
 

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Modifié en dernier lieu le 17.04.2003
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